De l'imaginaire à la dure réalité.

Le Canada, ses lacs, ses forêts, sa poutine mais pas que...

Quand je suis arrivée tout était très different de ce que j'imaginais, tout est démesuré, certes mais Montréal est loin de ressembler aux séries américaines et à l'image que l'on se fait de ce territoire sauvage.

Territoire sauvage, oui, comme ceux qui y vivent.

 

Au début un sentiment étrange m'a saisit, celui de la sécurité.

En tant que femme, dans certains pays européens on est observée, sifflée, accostée, dévisagée voir plus ; ici faites appel à l'oncle gadgets pour voir ce genre de comportement.

Oui on nous regarde mais il est extrêmement rare de se sentir mal à l'aise.

Les québécois et montréalais, en particulier, sont gentils et agréables, ils aiment "jaser" et sont de nature curieuse.

En bonne française j'avais l'impression d'être au pays des Bisounours, dites plutôt Calinours à Québec (sous peine de vous voir jeter un clin d'oeil un poil pervers ; la bisoune ça fait pas des bisous en chantant naïvement, dans le coin!) mais il y a toujours le côté obscur de la force.

 

Au pays des Calinours et des orignaux, la vie est plus qu'agréable, quatre vraies saisons (même si deux assez courtes), gens accueillant, un vrai soucis de bien être, d'accomplissement... mais il y a aussi le moins bon à commencer par la nourriture ; oui il y a de bonnes chose mais mieux vaut avoir un tonton d'Amérique ; les tempêtes de neige, le froid parfois surprenant, la difficulté à s'intégrer avec de vrais gens du pays, la sur-réglementation et surtout la difficulté à trouver du travail.

Personnellement je trouve que ces "points noirs" ne sont rien en comparaison du bonheur que j'ai à y vivre mais un homme averti en vaut deux.

 

Tout ce qui est lié au temps, avec un bon équipement tout va bien, il faut juste pas se fier au soleil que l'on voit par la fenêtre et bien vérifier la température avant de sortir, sinon vous risquez attendre longtemps en mode Mister Freeze dans n'importe quelle boutique chauffée ; très longtemps!

Le vrai défis c'est l'amitié. On jase, on a du fun en masse, on est des inconnus ou des voisins, on vient avec des bières mais quand on invite.....................on invite.................. et on invite.

Bref on fait que ça et ça s'arrête là!

Les québécois (de la province du Québec) sont un peu comme leur temps, sympa, rigolo, fun mais rude.

On part pour vivre autre chose mais au bout d'un certain temps on se rend compte que vivre en autarcie c'est sympa mais pas trop longtemps et finalement on trouve vite d'autres immigrés qui ont jeté les rames de la galère par dessus bord et se sont faits des amis immigrés. Mais courage on y croit  faut juste être très (à imaginer en slow notion) patient.

La sur-réglementation, on s'y fait ou on rentre. C'est un peu exagéré mais on se rend compte que le pays de la liberté c'est pas l'Amérique, on oublie la plage immense où se baigner, ici c'est payant. Les terrains sont tous privatisés, et les espaces "free" sont gardés secrets et surtout ils font la taille d'un ponton de mise à l'eau.

Enfin, le job... Vous êtes immigrants, qualifié ou non vous êtes sous-payés, c'est comme ça.

Triste réalité mais les employeurs savent qu'un immigré acceptera d'être moins payé car :

- il ne sait pas combien est payé un québécois

- il n'est pas habitué à se vendre (en tout cas pas comme un natif)

- et il est prêt à tout pour rester (plus simple d'apprendre les hiéroglyphes que de comprendre les règles d'immigrations)

En petit malin vous vous dites "créons notre job!". Rien est plus simple mais le problème reste le même...

 

Ps : Au Canada tout marche par réseautage, vous n'aurez pas de clients, ou un bon travail sans au moins une référence.

 

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