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Pont Chaban Delmas
Pont Chaban Delmas

Bordeaux, ma ville!

Puisqu'un jour on décide d'ouvrir les yeux en général c'est durant notre routine perpétuelle donc, j'ai redécouvert Bordeaux.

 

Bordeaux, c'est d'abord deux rives, deux façons de vivre, deux mentalités reliés par quatre ponts (bientôt cinq).

Son développement vient de son histoire lié en premier à sa position de capital de substitution à plusieurs reprises mais aussi  et surtout par la présence stratégique de son port et ses accès maritimes et de ce fait à l'esclavagisme dont on retrouve les vertiges sur les façades de certains immeubles bourgeois, aussi appelés Mascarons.


La Rive Gauche

Ancien port avec les hangars entièrement réhabilités, qui conduit au miroir d'eau qui en cas de beau temps, sans vents, reflète la place de la Bourse.

La Place de la Bourse.


Cette place, anciennement place Royale, se voulait accueillante pour les visiteurs qui trouvaient l'arrivée dans la ville austère avec ses remparts. Pour l’occasion une partie des dits remparts est détruite pour y construire la place. D'abord ce fut une statue équine d'un roi de France, puis un Arbre de la Liberté, un globe de marbre, pour finir par la fontaine des "Trois Grâces" représentant les filles de Zeus.


La Chambre du Commerce et de l'Industrie.


Bâtiment construit pour favoriser le développement maritime et ainsi le négoce sous Louis XIV. Économie mise à mal auparavant par la marine Anglaise et Hollandaise.



Le Pont de Pierre.


Pont construit sous Napoléon Ier pour relier les deux rives de cette belle ville.  Dans les Médaillons se trouvait le "N" de Napoléon, "of course". Mais avant comment traversaient-ils, vous interrogez-vous?  Tout simplement avec un radeau et une corde durant les marées basses ; les forts courants étant responsables de nombreuses noyades, l'Empereur prit une bonne décision : bâtir ce pont magnifique traversé aujourd'hui par le tram A.



La Place du Parlement.


 Située derrière la place de la Bourse, elle fut nommée auparavant Place du Marché Royal puis Place de la Liberté. C'est sous le second empire que fut installé la fontaine du Parlement. Aujourd'hui on peut s'y détendre autour d'un verre, brunch, goûter ou repas. En effet, cette place abrite une foule de restaurant. 

« Bordeaux Saint-Seurin 4 » par Reinhardhauke — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bordeaux_Saint-Seurin_4.JPG#/media/File:Bordeaux_Saint-Seurin_4.JPG


La Place des Martyrs de la Résistance et la Basilique Saint Seurin.


La Basilique, datant du VI siècle, abrite le plus ancien cimetière de la ville (recouvert en grande partie par la place des Martyrs). Charlemagne y aurait déposé l’olifant de Roland en rentrant d'Espagne. Également les cœurs des preux de Charlemagne y seraient enterrés.

De plus, la Basilique, de part son implantation et sa nomination au patrimoine mondial de l'Unesco donna son nom au quartier environnant.

La Place lieu de jeux pour enfants, lectures ; avec les armoires de lecture où chacun dépose ou prend un livre, accueille le vendredi et le samedi un marché biologique.

http://meriadeck.free.fr/Meriadeck/Plan_zone_2.html

Mériadeck.


Le quartier ancien marécage fût l'objet de nombreuses tentatives d'urbanisation. Tantôt ecclésiastiques tantôt résidentiels. Ce fût en long enchaînement d’échecs. Finalement la ville qui délaissa le quartier, devenant le QG des femmes de joie, entreprit de détruire ce dernier pour le réhabiliter. Décidée à en faire un mini "quartier de la Défense" à la bordelaise, de grands projets sont élaborés (plus ou moins réussis ou adaptés). Son intérêt aujourd'hui réside dans une mini ville suspendue séparant le piéton et la vie communautaire, des routes et voitures censées augmenter la sécurité des résidents. Projet ultra moderne pour l'époque, les plans en croix furent inspirés par les réalisations de LE CORBUSIER.

Rue Sainte Catherine.


La plus longue rue piétonne d'Europe. Elle est de nos jours essentiellement commerçante. A l'origine, elle traverse la ville du Nord au Sud et au vue des législations en vigueur était le seul lieu où les bouchers et meuniers pouvaient vendre leurs marchandises (CQFD). Chargée d'histoires et de symboles on y trouve notamment au 158 un mascaron avec le visage du Christ et sa couronne d'épines, mais aussi une représentation de la Vierge, du Christ et Saint Projet sur la Place du même nom.

À voir également, la Galerie Bordelaise en face des Galeries LAFAYETTE.

Place de l'Hôtel de ville ou place Pey Berland : Le Palais Rohan.


Le Palais Rohan, commandé par l'Archevêque De Rohan, fût habité par Napoléon Ier, rebaptisé alors Palais Royal ; puis par d'autres grands noms de l'histoire, pour devenir l'Hôtel de ville. Joyau de l'architecture bordelaise, son intérieur regorge de trompe l’œil, escalier d'honneur, de panneaux de cuir, de dorures...

La place Pey Berland avec sa Tour (60 mètres de haut, transformée à la Révolution en fabrique de plombs de chasse avant d'être rachetée par la ville qui l'orna d'une Vierge à l'enfant en dorure de 6 mètres cache un Bourdon de plus de 8 tonnes... à visiter) et la Cathédrale Saint André (vitraux, tableaux, architecture, orgues.... un détour s'impose d'autant plus que le mariage d'Aliénor d'Aquitaine y fût célébré avec le Dauphin de France!) est sur le site de vestiges de remparts Gallo-Romains. 


Gambetta.


Premièrement Place Dauphine (cf mariage Marie Antoinette avec le Dauphin de France), puis Place Nationale, Place du Roi de Rome et en fin Gambetta en hommage à Léon Gambetta, cette place qui était un jalonnement d'échoppes, jardins et un cimetière ; se voit mise en avant par l'implantation d'une borne "zéro" signalant le centre de la ville (devant le numéro 10). C'est également sur cette place qu'était positionnée la guillotine de Bordeaux sous la Révolution. 

By Marc Ryckaert (MJJR) (Own work) [CC BY 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

Le Jardin Public.


Terrains de vignes, il fût décidé d'en faire un jardin, lieu de promenade. Tout d'abord, lieu d'émeutes, puis terrain d'entraînement au tir et champ de manœuvres sous Napoléon, ce lieu trouvera ses lettres de noblesse en 1830 avec un changement de style passant d'un jardin à la française à l'anglaise.  De nos jours, nous pouvons y admirer des expositions photographiques sur les grilles du Jardin.


http://www.bordeaux.fr/p33307/decouvrez-le-quartier


Les Chartrons.


Tirant son nom d'un couvent de l'ordre des chartreux, ce quartier regroupait les étrangers négociants en vin ; interdit de vivre dans la ville. Délaissé peu à peu, il devient mal famé avant d'être réhabilité (engouement impulsé par l'architecture typique et pour sa proximité du centre) et de devenir un lieu branché et vivant. 

Bordeaux Bacalan et le pont Chaban Delmas.


Comme souvent un ancien marécage, dont le développement se fera avec le bassin à flot. Durant la seconde Guerre Mondiale, les Allemands y construiront une base sous marine (blockhaus), une piscine et une salle des fêtes, toutes bombardées à deux reprises. La base sous-marine est devenu un lieu d'expositions. Cet emplacement de Bordeaux a vu la création du nouveau pont Chaban Delmas  à travée levante permettant le passage des bateaux (touristiques essentiellement).




Place de la Victoire.


Lieu de partage et de rencontre, pour beaucoup fréquentée par des étudiants, elle trouve son nom actuel à la fin de la 1 ère Guerre Mondiale. Soulignée par la porte d'Aquitaine construite sur les anciens remparts, elle se veut ressemblante à l'Arc de Triomphe. C'est sur cette place que fût déplacée la guillotine premièrement installée, sous la révolution, sur la place Gambetta.

 

Les Quinconces et le Grand Théâtre.


La Place des Quinconces est aménagée sur les ruines du Château Trompette, qui fut démolit  pour des raisons de sécurité à la Révolution (quand il fût abandonné, les bordelais venaient se servir quand ils avaient besoin de matériaux. on pouvait donc trouver les anciennes fenêtres du Château sur les façades bordelaises). Plus grande place d'Europe, elle accueillit les troupes allemandes pendant la guerre qui enlevèrent les statuts de bronze dits "les chevaux marins" dans l'intention d'être fondus. Ils seront retrouvés avant et cachés en attendant la fin de la guerre. La colonne de 43 mètres et les fontaines sont un hommage à la République et aux Girondins (dont ceux ayant milités pour la fin de la traite esclavagiste).


La Grosse Cloche : la Porte Cailhau.


Symbole bordelais, elle figure notamment sur les armoiries de la ville. En effet, outre l'implantation du chemin de Saint Jacques de Compostelle sous cette porte, elle servait à annoncer les vendanges, les incendies... Elle fût enlevée à plusieurs reprises par les rois de France pour punir les bordelais (par exemple en cas de révolte..). Petit détail, le clocher est souligné par un léopard en or.  

À voir aussi le Palais Gallien, enfin ce qu'il en reste, puis la gare Saint Jean.


La Rive Droite.

Longtemps mise à l’écart par sa barrière naturelle la Garonne, protégeant les bordelais des envahisseurs, elle commence à se développer véritablement avec la construction du Pont de Pierre 

 


 La Bastide.


Dans le prolongement du Pont de Pierre, le quartier se compose d'échoppes, constructions typiques de l'architecture bordelaise. On trouve l'échoppe double ou simple en fonction du nombre de fenêtres de part et d'autre de la porte d'entrée (fenêtres que d'un côté : échoppe simple ; des deux côtés : échoppe double). La plupart étaient des maisons ouvrières, mélangeant la pierre et le mâchefer (brique de résidus de la SNCF) agrémentées d'un petit jardin.

En photo : la maison cantonale de la Bastide.

 

A voir la Place Stalingrad avec le Lion Bleu, le cinéma Mégarama ; ancienne Gare d'Orléans, la balade le long des quais offrant un beau point de vue de la ville, notamment de soir avec la Place de la Bourse qui s'illumine, le Jardin Botanique, ... 



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